LA MAFIA JUDICIAIRE TOULOUSAINE

 

JUSTICE / TOULOUSE.

 Journal du 8 ou 9 avril 2003.

La dépêche du midi.

 

 

PLAIDEURS  Les juridictions connaissent quelques «  spécialistes »

LES PROCEDURIERS ATTAQUENT TOUS AZIMUTS

 

A son tableau de poursuite, tout ce que la justice toulousaine peut compter comme acteurs ou auxiliaires ; président du tribunal correctionnel, doyen des juges d’instruction, avocats, huissiers, magistrats de la chambre de l’instruction…

Tous renvoyés devant le tribunal correctionnel, puis devant la cour d’appel, pour être jugés après citation directe devant le tribunal. Pour l’instant sans dommage pour les intéressés.

Cet exemple est pioché dans l’actualité du palais de justice de toulouse. Il illustre un profil de justiciable, connu dans toutes les juridictions de France, qui agit devant les tribunaux pour obtenir réparation. Réparation de quoi ? Les magistrats concernés haussent les épaules et préfèrent sourire. Commenter c’est

 

A coup sûr, se retrouver à nouveau poursuivis…

Pas directement concerné, un juge préfère une analyse générale :

Chez ces gens là existe toujours au départ, une motivation. Souvent une décision de justice qui leur a été défavorable avec une argumentation qu’ils n’acceptent pas. Et après, convaincus que tout le système leur en veut, ils n’arrêtent plus.

 

PAS QUE LES HABITUES.

 

Les professionnels du droit considèrent ces procéduriers avec un mélange de respect et à la longue, d’agacement. Les textes existent. Ils donnent possibilité d’ester en justice soit en se constituant partie civile devant le doyen des juges d’instruction, soit via une citation directe devant le tribunal correctionnel ;

précise le procureur adjoint Renaud Soubelet.

Les statistiques ne fournissent pas de donnés sur leur nombre d’actions qui seraient arbitraires. A Toulouse, il existe quatre cinq personnes connues de nos services pour leurs facilités à agir en justice. Parfois sur tous les sujets. Parfois sur des questions plus précises. Par rapport à la masse de dossier traité, cela ne pèse pas grand-chose ; estime le parquet toulousain du tribunal de grande instance.

A chaque nouvelle affaire, le sérieux s’impose. Tout existe. Des procéduriers, convaincus de leur bonne foi, qui pensent obtenir là le moyen de régler leurs problèmes.

Mais également des plaignants des litiges qui ont échappé aux

poursuites classiques et méritent l’arbitrage de la justice ; estime un juge. Et comme les premiers décortiquent à loisir toutes les décisions.

Prudence professionnalisme et respect des textes constituent une obligation. Autrement les magistrats des cours d’appel, voir de cassation n’oublient pas de réformer, et donc de sermonner indirectement leurs confrères.

Pour éviter que les audiences correctionnelles ne rassemblent des oppositions sans fondement juridiques, le législateur a prévu des filtres. Plus ou moins efficaces, ils ne bloquent pas tous les dossiers.

Certains aux fondements discutables, arrivent donc à la barre. Sans doute le prix à payer pour une justice accessible à Tous.